Saint Joseph, maître de l'oraison

Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l'oraison prennent pour maître ce glorieux saint Joseph, et ils ne s'égareront pas en chemin.

Sainte Thérèse d'Avila, Autobiographie VI, 7-8.


Dieu donne à d'autres Saints de nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous. Notre Seigneur veut nous faire entendre par là que, de même qu'il lui fut soumis sur cette terre d'exil, reconnaissant en lui l'autorité d'un père nourricier et d'un gouverneur , de même, il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel, en exauçant toutes ses demandes.

Connaissant par une si longue expérience l'étonnant crédit de Saint Joseph auprès de Dieu, je voudrais persuader tout le monde de l'honorer d'un culte parti - culier. Jusqu' ici, j'ai toujours vu les personnes qui ont eu pour lui une dévotion vraie et soutenue par les oeuvres, faire des progrès dans la vertu : car ce céleste protecteur favorise d'une manière frappante l'avancement des personnes qui se recommandent à lui. Déjà, depuis plusieurs années, je lui demande, le jour de sa fête, une faveur particulière, et j'ai toujours vu mes désirs accomplis ...

Je conjure, pour l'amour de Dieu, ceux qui ne me croiraient pas, d'en faire l'épreuve ; ils verront, par expérience, combien il est avantageux de se recommander à ce glorieux Patriarche et de l'honorer d'un culte particulier.

Les personnes d'oraison, en particulier, devraient toujours s'attacher à lui ; car je ne sais comment on peut penser à la Reine des Anges au temps qu'elle vécut auprès de l'enfant Jésus, sans remercier saint Joseph de les avoir si efficacement aidés.

Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l'oraison prennent pour maître ce glorieux saint, et ils ne s'égareront pas en chemin.

Sainte Thérèse d'Avila

L'oraison

Entrer en oraison

Trois mots clés pour entrer dans l’oraison : Corps, Cœur, Esprit.

Corps

Prendre le temps d’accueillir mon corps, de me poser.Trouver une position qui soit à la fois confortable pour que je n’ai pas à en changer toutes les deux minutes et en même temps qui me tienne éveiller. Mon corps, c’est moi, c’est ma capacité d’entrer en relation avec le cosmos, avec les autres, avec Dieu. La position de mon corps influence ma prière : je ne prie pas de la même manière si je suis assis, debout ou à genoux, si mes mains sont levées ou posées sur mes cuisses, … Accueillir mon corps pour qu’il m’aide à me recueillir, à me recentrer, à m’intérioriser. Être attentif à ma respiration peut être un bon moyen de m’apaiser et de m’intérioriser.

« Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple de l’Esprit Saint » (I Co 16,19).

Cœur

Nous ne rencontrons pas quelqu’un qu’avec notre intelligence, mais avec notre cœur. Le cœur, centre de mon affectivité, centre de mes décisions, lieu de mon véritable engagement. Prendre le temps de descendre dans mon cœur pour découvrir ce qui l’habite. Cela nous amène à prier à partir de notre réel, du concret de notre vie et de notre être et non pas à partir d’une idée préétablie de la prière et de son contenu. Partir de ce qui habite mon cœur pour le présenter au Seigneur, avec souplesse sans m’y enfermer. Le cœur, c’est le lieu de l’exercice de ma liberté. Qu’est-ce que je veux vraiment ? Qu’est-ce que je décide de vivre en cet instant ? Qu’est-ce que je cherche ? Décider dans mon cœur, en partant de mon réel (parfois pour m’en saisir, parfois pour m’en détacher), de ce que je veux vivre avec le Seigneur dans cette rencontre d’amitié.

Esprit

Nous ne savons pas prier comme il faut, nous avons besoin de l’œuvre de l’Esprit en nous pour prier vraiment. La prière est l’œuvre conjointe de l’homme et de Dieu. Prendre le temps de demander le don de l’Esprit Saint ; être des mendiants de l’Esprit Saint…

S’appuyer sur la Parole

Se rappeler que dans cette rencontre, je suis précédée par le Seigneur, par son amour, par sa Parole. Ma prière est comme une réponse à Dieu qui se dit en moi, en Jésus-Christ, Verbe Incarné. Cela nous permet de souligner le lien entre lecture de la Parole (Lectio Divina) et Oraison.

Je peux faire oraison, en murmurant dans mon cœur le nom de Jésus pour le laisser m’envahir tout entier et parvenir par grâce au silence intérieur.

http://www.carmel.asso.fr/La-pratique-de-l-Oraison.html



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